
Forte de son ancrage universitaire, l’USI accorde une place importante à la formation de la relève et à la mobilisation des savoirs. En accueillant des stagiaires au sein de ses projets d'intervention, l’USI favorise le rapprochement entre les connaissances universitaires et les réalités locales, tout en offrant à la relève l’occasion de développer son expertise sur des enjeux concrets de santé mondiale. Pour la session d'automne 2026, l'USI a le plaisir d'accueillir et d'accompagner cinq nouveaux jeunes talents de la relève en santé mondiale de l'École de santé publique de l'Université de Montréal (ESPUM).
Bintou Coulibaly – étudiante à la maîtrise en santé environnementale et santé au travail, option santé environnementale mondiale, ESPUM.
Projet USI : Tumaini – Santé et droits des femmes, adolescentes et enfants - République démocratique du Congo.
Son mandat de stage : Analyser la mise en œuvre du Plan de gestion de l’environnement sur trois sites d’intervention situés dans les zones de Kaziba et de Kabondo.
Elle documentera les principaux enjeux et difficultés rencontrés, identifiera les pistes d’amélioration et formulera des recommandations afin de renforcer la mise en œuvre et le suivi des mesures environnementales. Elle sera encadrée par Mylène Ratelle, professeure du département santé environnementale et au travail, ESPUM et supervisée par André-Paul Vénor, coordonnateur principal, USI.
Bintou a récemment obtenu un diplôme d’études supérieures spécialisées (DESS) en santé environnementale et santé au travail. Sa formation et son parcours professionnel lui ont permis de développer une expérience en environnement, ainsi qu’en hygiène, santé et sécurité (HSS). Originaire de Côte d’Ivoire, elle a notamment contribué à des projets de construction routière financés par la Banque mondiale ainsi qu’à des projets de génie civil, notamment dans la mise en œuvre de mesures de gestion environnementale et sociale. Ces expériences ont renforcé son intérêt pour les liens entre l’environnement, la santé des populations et les projets de développement, particulièrement dans les pays à faible et moyen revenu.
Mamadou Diallo, étudiant à la maîtrise en santé publique, option santé mondiale, ESPUM.
Projet USI : CAP Santé – Gouvernance et ressources humaines en santé - Bénin.
Son mandat de stage : Évaluer les ressources humaines en santé formées dans le cadre du projet, notamment le personnel de santé communautaire formé en santé et droits sexuels et reproductifs (SDSR).
Il contribuera à l’élaboration d’outils de suivi-évaluation et de supervision permettant d’accompagner ces ressources humaines et de documenter les effets des activités de formation. Au cours de ses 16 semaines de stage, Mamadou se rendra également à Cotonou afin de travailler directement avec l’équipe du projet au Bénin et de contribuer à l’appui technique apporté aux directions départementales de la santé du nord du pays. Mamadou est encadré par Lara Gautier et Jean Nikiema (ESPUM) et supervisé par Éricka Moerkerken, coordonnatrice principale (USI) en collaboration avec Fidélia Sessou, gestionnaire principale du projet au Bénin, et Espérance Demate, spécialiste en suivi-évaluation du projet (CARE Canada).
Médecin de formation et titulaire d’une maîtrise en épidémiologie, Mamadou a travaillé plusieurs années en Guinée au sein d’une organisation non gouvernementale œuvrant dans le domaine de la santé. Après une première expérience en milieu clinique, il s’est orienté vers la santé publique en contribuant à différents projets en santé communautaire et à l’évaluation d’interventions, notamment en santé sexuelle et reproductive, en vaccination et dans le domaine des maladies tropicales négligées.
Valentina Nieves Mora, étudiante à la maîtrise en études internationales, UdeM.
Projet USI : Ma santé, mes droits - Haiti, Guatemala, Colombie
Son mandat de stage : Analyser les mécanismes de référence et de contre-référence en SDSR au Guatemala, notamment dans les situations de VBG.
Elle réalisera une revue documentaire et juridique, une cartographie des acteurs-trices et des services ainsi que des rencontres avec les institutions publiques et les organisations de la société civile. Ce travail vise à identifier les obstacles à la continuité des services et à formuler des recommandations adaptées aux réalités de Sololá et de Chimaltenango, selon une approche fondée sur les droits, le genre, l’intersectionnalité et l’interculturalité. Elle est encadrée par David Grondin à l’UdeM et supervisée par Islene Lazo, coordonnatrice principale, USI, et André-Paul Vénor, coordonnateur principal, USI pour le volet méthodologie.
Avocate colombienne de formation et titulaire d’un certificat en coopération et solidarité internationales, Valentina possède une expérience en droits humains, en égalité de genre et dans l’accompagnement de projets menés auprès de communautés paysannes, afrodescendantes et autochtones. Son parcours l’a amenée à s’intéresser particulièrement aux enjeux de santé mondiale, de SDSR ainsi qu’aux approches interculturelles et intersectionnelles.
Lalique Browne, candidate au doctorat en santé publique, option santé mondiale, ESPUM.
Projet USI : Ma santé, mes droits - Haiti, Guatemala, Colombie
Projet de recherche doctorale : Évaluer et comparer deux cadres législatifs en matière d’avortement, l’un au Bénin et l’autre en Colombie, deux pays qui ont récemment élargi les droits en matière d’avortement.
En collaboration avec l’organisation Profamilia, qui œuvre pour les droits en matière de santé sexuelle et reproductive en Colombie, elle mènera une collecte de données qualitative dans le département de Valle del Cauca afin d’évaluer la mise en œuvre de la Sentencia C-055, qui a décriminalisé l’avortement jusqu’à 24 semaines de grossesse. À l'aide d'un devis quasi-expérimental, elle évaluera également les effets de cette réforme législative sur la santé des femmes colombiennes. Sous la direction des professeurs Thomas Druetz, Mabel Carabali et Marius Kêdoté.
Lalique Browne est candidate au doctorat en santé publique, option santé mondiale, à l’École de santé publique de l’UdeM. Elle a obtenu une maîtrise en santé publique, option santé mondiale, dans cette même institution. Avant ses études doctorales, elle a travaillé au Tchad pour l’organisation The Carter Center, où elle a agi à titre de conseillère technique en recherche et en épidémiologie de terrain dans le cadre de plusieurs projets de recherche. Elle a également travaillé pour le Conseil cri de la santé et des services sociaux de la Baie James et a mené des recherches sur les politiques de planification familiale au Burkina Faso.
Sara Brenes Garita, candidate au doctorat à la Faculté des sciences infirmières (FSI) de l'UdeM.
Projet USI : Ma santé, mes droits - Haiti, Guatemala, Colombie
Projet de recherche doctorale : Évaluer les savoirs et les pratiques des équipes de santé familiale en Haïti composées d'infirmières et autres professionnel.le.s de la santé primaire, en matière de prévention, de détection et de prise en charge des personnes touchées par la traite des personnes.
Menée dans les départements du Nord et du Nord-Est d'Haïti, cette recherche vise à comprendre comment ces savoirs peuvent être mobilisés et intégrés pour repenser, de façon culturellement adaptée et décoloniale, la lutte contre la traite des personnes. Sara sera supervisée par Lisa Merry, professeure à la FSI et codirigée par Thomas Druetz, professeur à l'ESPUM.
Sara est affiliée au Laboratoire de santé primaire, mondialisation et équité (SAPRIME) et est boursière du Fonds de recherche du Québec. Infirmière et sage-femme, elle est titulaire d'une maîtrise spécialisée en soins obstétricaux, gynécologiques et périnatals de l'Universidad de Costa Rica, où elle a également assuré la coordination de projets de recherche en santé mère-enfant. Son parcours allie l'exercice clinique, la recherche et la formation universitaire en SDSR ainsi qu'en santé communautaire. Au Costa Rica, elle a travaillé avec des communautés ainsi qu'avec des instances gouvernementales dans le cadre d'initiatives intersectorielles de promotion de la santé et des droits sexuels et reproductifs pour les populations vulnérables et les victimes de la traite des personnes. Elle a également travaillé à la mobilisation de la coopération internationale en recherche au sein de sa faculté d'origine.